BD manga et cie, Coup de coeur

Un petit tour au festival d’Angoulême…

Avec un peu de retard, je vais vous raconter mon petit week-end de 2 jours au Festival International de la BD d’Angoulême (enfin, 1 après-midi et une matinée répartie sur 2 jours !).

Pour celles et ceux qui n’y sont jamais allés, c’est la folie là bas !! On ne sait pas où donner de la tête, des BD par-ci, des conférences par-là, des expositions de-ci, des personnages grandeur nature de-là… En tout cas, il faut bien se couvrir (c’est l’hiver !) et de bonnes chaussures car le Festival est un peu réparti dans la ville et on piétine beaucoup. Mais ça ne gâche en rien le Festival !

Le jury a voté, les résultats sont tombés et je ne vais pas les répéter une énième fois dans cette article (si vous voulez les voir, vous pouvez en allant ici). Je vais plutôt présenter des BD, qu’il faut avoir lu (à mon avis), a travers mes dédicaces 😉

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Le Goût du Chlore de Bastien Vivès aux éditions Casterman (coll. KSTR), 2008.
Prix Révélation du Festival d’Angoulême 2009.

Bastien Vivès fait partie de la sélection officiel cette année pour son dernier album : Dans mes Yeux (coll. KSTR, Casterman 2009). Et aussi pour Pour l’empire, T2. Les Femmes (Poisson Pilote, Dargaud, 2010) en collaboration avec Merwan Chabane.

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Je me souviens, Beyrouth de Zeina Abirached aux éditions Cambourakis, 2008.

Son premier album, Mourir Partir Revenir, Le jeu des Hirondelles (Cambourakis, 2007) faisait partie de la sélection du festival d’Angoulême en 2008.

Ses albums retracent son enfance au Liban, avec un dessin aux traits épurés, en noir et blanc (un peu à la Marjane Satrapi).

Je me souviens, Beyrouth reprend le principe du livre de Georges Perec, Je me souviens. Elle lui d’ailleurs hommage à la dernière page.

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Blaise, opus 1 de Dimitri Planchon aux éditions Glénat 2009.

Blaise, Opus 2 fait partie de la sélection officielle du festival d’Angoulême 2011.

Ce petit garçon de 10 ans vit entouré de parents Bobo, qui gardent cependant, des idées très strict de l’éducation de leur marmaille. Une dictature se met en place instaurant censure et cie, et les parents continuent de vivre comme si de rien n’était, un quotidien normal.

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Les souvenirs de Mamette, T1 La Vie au Champs, de Nob (Glénat, 2009).

Vous connaissez et aimez Mamette ? Vous allez aimez Les souvenirs de Mamette ! Nob commence une nouvelle série avec Mamette enfant (une époque sans électricité, ni eau courante, etc.). La série reste dans le même esprit que la série d’origine. J’adore !! A mettre entre toutes les mains !! (des enfants bien sûr !).

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Et voilà. Bonne lecture !

Coup de coeur, Littérature Jeunesse

Coup de coeur – Album pour enfant

Le Machin de Stéphane Servant et Cécile Bonbon.

Un jour, Bobo l’éléphant découvre un drôle de Machin au bord du lac. Mais qu’est que cela peut-bien être ? Un bonnet ? Mais Kiki l’alligator n’est pas de cet avis…

C’est un album pour des enfants de 4 ans et plus.

Les illustrations en tissu éveil la curiosité et l’imagination des enfants. Le texte répétitif est agréable et permet aux enfants de se repérer dans l’histoire. C’est un vrai délice, les enfants ne se lassent pas d’entendre l’histoire même en connaissant la chute !

Voici une petite vidéo (toute à fait charmante) réalisée par des enfants de Grande Section, que j’ai trouvé sur le blog de Stéphane Servant : Stylos et Ciseaux.

Bibliothèque[s], Littérature Jeunesse

Le livre et les bébés

Le réseau des médiathèques, dans lequel je fais partie, a organisé une formation et une conférence sur « La lecture c’est bon pour les bébés » (en partenariat avec l’association Tribu en Filigrane).

Et oui, dès le plus jeune âge (des 4-5 mois), les enfants (ou plutôt les bébés) sont réceptifs aux images, au toucher, aux contrastes. Des livres comme ceux de Tana Hoban conviennent tout à fait.

Les tous petits sont également réceptifs à la musicalité de la langue. Le son et la voix sont même plus importants que la compréhension des mots. Cependant, il est important de ne pas changer les mots du texte, afin qu’il reste un reperd pour l’enfant, mais aussi met sur un pied d’égalité la lecture d’un professionnel, avec celui d’un parent ou d’un enseignant.

Ils ont aussi besoin de manipuler « l’objet » livre afin de découvrir, d’en prendre possession. Cela arrive souvent de voir des petits enfants empiler, retourner le livre dans tous les sens, il faut les laisser appréhender le livre pour qu’il devienne un objet familier. Cela les aide aussi à contrôler le déroulement de la lecture, notamment pour certain livre qui peuvent leur faire peur (comme contrôler le défilement des pages de Va t’en, Grand Monstre Vert d’Ed Emberley).

Les enfants sont curieux, il est donc intéressant de leur présenter différents livres : des grands, très grands, des longs, des larges, de petits, des gros, etc.

Et surtout, il faut que le moment de lecture soit un moment de plaisir et de partage avec l’ (les) enfant(s) !

Bibliothèque[s], Livres numériques

Tablette en bib.

Depuis bientôt 2 ans, on voit apparaitre des nouvelles expériences de prêt en bibliothèques : le prêt de livres électroniques (ou tablettes, ou livrels, ou liseuses, comme bon vous semble, c’est la même chose). A l’heure actuelle, j’ai recensé cette expérience dans 6 bibliothèques françaises :

  • La médiathèque de Troyes, depuis l’été 2009
  • La médiathèque de La Roche-sur-Yon, depuis janvier 2009
  • La BDP du Cher, depuis juillet 2009
  • Le SCD d’Angers, depuis septembre 2008
  • La médiathèque d’Issy-les-Moulineaux, depuis janvier 2010
  • La BPI, depuis fin 2009
  • Les premiers bilans commencent à apparaitre : ils sont assez mitigés. Le support ne plait pas vraiment, « austère, gris, sinistre ». Les personnes qui empruntent ont pour le moment voulu tester mais sans plus, pas d’emprunts réguliers. Cependant, les avis sont aussi positifs comme : « bel objet qui sera abouti quand il sera connecté aux bibliothèques et à la presse ».
    D’autres bibliothèques testent ou vont tester ce système dans le monde, comme la bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne (depuis 2009), la bibliothèque du Québec (où cela débutera dans l’année) ou encore la bibliothèque publique de l’Algonquin (Illinois, États-Unis).

    A mon avis, ces supports électroniques seront plus facilement acceptés au sein des bibliothèques de type universitaire, car ils donnent la possibilité d’intégrer des contenus de divers sortes (livres, articles, photos, son, …). Je pense que ce genre de support n’est pas aussi adapté pour la lecture de « loisir », le support papier étant largement répandu et ancré dans les habitudes.
    Les liseuses sont en constante évolution, et le monde des maisons d’édition en mutation, l’adoption de ce support prendra encore quelques années, et les livres papiers ont encore de beaux jours devant eux.

    Source :
    – Site Internet de la BPI :
    http://www.bpi.fr/fr/professionnels/lecteurs_de_livres_numeriques.html

    Bib 2.0

    Services de Renseignements Virtuels, Bonjour !

    Les Services de Renseignements Virtuels (SRV) en bibliothèque ont vu un essor considérable l’année passée, notamment avec la mise en place de 2 SRV de bibliothèques universitaires : Ubib et Rue des Facs.

    En quoi consiste un SRV :
    Pour commencer un SRV est un service en ligne permettant à un usager, et plus largement un internaute, de poser une question via un service en ligne généralement avec un formulaire. La réponse est formulée par un professionnel de la documentation, qui dispose d’un délai maximal (2-3 jours) pour fournir une explication.
    Chaque SRV délimite le contenu des réponses (ex. : pas de bibliographie exhaustive).
    De plus en plus ses services fonctionnent de manière collaborative se qui à un réelle avantage tans pour les professionnels que pour les usagers. Cependant une évolution des SRV devra être nécessaire, ils devront aller où les internautes sont, notamment les réseaux sociaux.
    Malgré cela se qui reste le plus difficile à faire c’est de convaincre les professionnels d’y participer.

    Présentation de 5 SRV français : ici

    N’oublions pas le SVR de l’Enssib, Questions ? Réponses !, qui est spécialisé dans les sciences de l’information et des bibliothèques 😉

    BD manga et cie, Livres numériques

    Inquiétude des auteurs de BD face à la numérisation

    Hier matin dans le tram (bah oui il faut bien s’occuper) je suis tombée sur un article du 20 Minutes s’intitulant : « La Bédé demande des garanties » (article que vous pouvez retrouver ici).
    Cette article expose les inquiétudes des auteurs de BD face à la numérisation, et notamment celle des éditeurs. Ces auteurs sont réunis autour du Groupement des auteurs de Bandes dessinées.

    Ils ont demandé la création d’un groupe de travail réunissant des représentants du S.N.E.  (Syndicat National des Éditeurs), des éditeurs non syndiqués, des auteurs et des représentants de l’État.  Les auteurs de BD souhaitent discuter des droits d’auteurs en rapport avec les livres numériques. Ils soulèvent notamment l’idée de deux contrats pour un livre : un contrat pour l’édition papier et un contrat pour l’édition numérique. Pour les auteurs, l’exploitation numérique est une évolution et non un simple droit dérivé. Pour plus d’information allez sur le blog du G.A.B.D.

    Le Groupement des auteur de bandes dessinées ont lancé une pétition afin de se faire entendre auprès des éditeurs et de l’état. En 10 jours elle a réunie un peu plus de 940 signatures. Vous trouverez cette pétition à l’adresse suivante : www.appeldunumerique.com

    Affaire à suivre !